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La querelle du « déicide » au Concile Vatican II, M. Macina
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La polémique autour du maintien ou de la suppression de la prière pour la conversion des Juifs, dans la liturgie pascale en latin (*), rappelle invinciblement celle qu’a suscitée, lors de la promulgation de la Déclaration conciliaire « Nostra Aetate », § 4, la question de la responsabilité des Juifs dans ce que la tradition chrétienne a appelé le "déicide", c'est-à-dire, littéralement, le "meurtre de Dieu" - en fait la mise à mort de Jésus, réputé Fils de Dieu par la théologie chrétienne. Pour mieux faire ressortir l’analogie entre les deux problématiques - au demeurant très différentes, tant par leur nature que par leur 'poids' théologique et sociologique -, il a paru utile de rappeler les affres de la rédaction cette déclaration. (M. Macina).
 

* Voir : M. Macina, Prière pour la conversion des juifs: Question de mots, ou problème théologique ?

 

Ce texte est extrait d'un mien ouvrage à paraître à l'automne 2007, Les relations entre chrétiens et juifs au tournant du 3e millénaire : Du mépris à la reconnaissance de l’autre.

 

I. L’opposition de Mgr Carli, évêque de Segni

 

Si l'on veut se faire une idée du caractère inexorable de ce qu'un spécialiste a si justement appelé «l'antisémitisme chrétien du ressenti­ment» (1), rien ne vaut un retour en ar­rière sur les débats, très médiatisés, qui ont entouré la pré­paration, puis le vote définitif du texte sur les juifs, au Concile Vatican II. Un théolo­gien catholique en a donné un compte rendu succinct dans un ouvrage instructif (2). Pour situer le climat, évoquons, d'entrée de jeu, les pro­pos extrémistes de Mgr Carli, évêque de Segni, quelques mois avant la pro­mul­gation définitive de la partie de la Déclaration conci­liaire Nostra Aetate (§ 4), qui traite du peuple juif. Ils visaient un passage contesté de ce docu­ment – qui ve­nait d'être soumis au vote des Pères –, où il était ques­tion de l'accu­sation de déicide, et dont je rap­pelle, ci-après, la teneur :

 

«Ce qui a été commis durant la Passion du Christ ne peut être im­puté ni indistinctement à tous les juifs vivant alors, ni aux juifs de notre temps… Les juifs ne doivent pas être présentés comme ré­prou­vés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Écriture.»

 

À quoi le prélat contestataire objectait (3) :

 

«Le peuple juif du temps de Jésus, entendu au sens religieux, c'est-à-dire comme collectivité professant la religion de Moïse, fut responsable solidairement du crime de déicide. La Sainte écriture lé­gitime la dénomination qu'on a coutume de donner au judaïsme – entendu comme religion – de réprouvé par Dieu… Le fait que saint Paul considère encore Israël comme aimé de Dieu (du moins jusqu'à son temps!) n'annule pas la justice ou l'authenticité de la colère de Dieu. Les juifs peuvent-ils être appelés maudits de Dieu ? Il ne s'agit pas d'une malédiction formelle… On veut seu­lement manifester (ici) une malédiction objective, c'est-à-dire une situation concrète sur la­quelle Dieu exprime son jugement de condamnation et à laquelle une peine est concrètement liée. Une telle situation a été librement accep­tée par Israël. Tant que dure cette libre acceptation, l'état de malédic­tion objective subsiste avec toutes ses conséquences.» 

 

Pour l'objectivité, il convient de préciser que le car­di­nal Béa, responsable du schéma de Iudeis, réfuta énergi­quement les thèses du prélat italien (4).

 

Nul besoin d'être un expert en exégèse des textes pour saisir sur le vif la méthode de l'auteur. Elle consiste à présenter comme un refus volontaire et malin­tentionné ce qu'on appelle aujourd'hui «une in­croyance incoercible», c'est-à-dire l'impossibilité qu'éprouve, en conscience, un individu sincère, d'ac­corder foi à une doc­trine dont il ne partage pas les pré­supposés.

 

 

II. L’opposition conservatrice et intégriste

 

Mais Mgr Carli n'a pas inventé l'argument, dont la car­rière est multiséculaire. Pas plus d'ailleurs qu'il n'a l'apa­nage de la fronde contre le texte sur les juifs. Dans son ouvrage précité, Laurentin rappelle que, dès 1963, trois patriarches orientaux demandèrent le retrait pur et simple du texte. Ils redoutaient, en effet, qu'il soit ex­ploité par «la propagande sioniste», et que des chré­tiens favorables aux juifs ne le considèrent comme une légitimation implicite de l'État d'Israël.

 

Signalons qu’une autre opposition – antisémite, celle-là – se manifestait par le truchement de pamphlets haineux et diffamatoires, qui furent alors distribués aux Pères conci­liaires. Laurentin cite partiellement le contenu de l'un d'entre eux, intitulé Les Hébreux et le Concile.

 

Sous le pseudonyme de Bernardus, l'auteur anonyme défendait les thèses suivantes :

 

«Les juifs sont un peuple déicide, maudit et nuisible, contre lequel l'Église doit se dé­fendre, aujourd'hui comme par le passé».

 

À l'appui de ses dires, il dressait une liste im­pressionnante de nom­breux docu­ments romains du passé témoignant élo­quemment de la rigueur des me­sures coercitives et humiliantes prises par l'Église à l'égard des juifs, ce qui, selon lui, prouvait la cohé­rence d'une tradition normative ecclésiale de dé­fiance vis-à-vis de la juiverie (5).

 

À l'évidence, «un des soucis de Bernardus, par­tagé par un petit groupe matériel­le­ment attaché à la continuité des actes du Saint-Siège, c'était que le schéma proposé au Concile ne désavoue pas un tel passé.» (6).

 

 

III. Compromis et additions pour faire adopter le texte

 

 

Il serait trop long de relater ici par le menu les ava­tars du texte de la Déclaration Nostra Aetate § 4, sur­tout en ce qui concerne la question du déi­cide. Mieux que toute démonstration, un coup d'œil sur la présenta­tion synoptique que fait, de ce texte, un ouvrage de ré­fé­rence sur les documents ecclésiaux du dialogue entre l'Église et le judaïsme (7), illustrera les affres de son ac­couchement. Voici les trois versions successives du passage dans lequel s'exprime la position des Pères conciliaires concernant l'accusation de déicide.

 

 

— Première version (novembre 1963) :

 

«Bien qu'une grande partie du peuple élu reste provisoirement loin du Christ, ce serait une injustice de l'appeler “peuple mau­dit”, vu qu'il reste cher à Dieu à cause des Pères et des dons qui leur furent accordés (Rm 11, 28), ou bien “le peuple déicide”, parce que le Seigneur a effacé par sa passion et par sa mort les péchés de tous les hommes, qui furent la cause de la mort et de la passion de Jésus-Christ.»

 

— Deuxième version, discutée en septembre 1964 :

 

«… que tous se gardent, soit dans la catéchèse et dans la prédi­ca­tion de la parole de Dieu, soit dans les conversations quoti­diennes, de présenter le peuple juif comme un peuple réprouvé, ou de dire ou faire quoi que ce soit qui puisse rendre les hommes étrangers aux juifs. Que l'on se garde en outre d'imputer aux juifs de notre époque ce qui fut perpétré dans la passion du Christ.»

 

— Troisième version, approuvée le 20 novembre 1964 :

 

«Que tous aient soin, dans la catéchèse ou la prédica­tion de la parole de Dieu, de ne rien enseigner qui puisse faire naître dans le cœur des fidèles la haine ou le mépris envers les juifs : que jamais le peuple juif ne soit présenté comme un peuple réprouvé, ou maudit, ou déicide. Ce qui fut perpétré dans la passion du Christ ne peut au­cunement être imputé à tout le peuple vivant alors, moins en­core au peuple d'aujourd'hui.»

 

— Version définitive, votée le 28 octobre 1965 :

 

«Encore que des autorités juives, avec leurs partisans aient poussé à la mort du Christ (Jn 19, 6), cependant ce qui a été commis du­rant sa Passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les juifs vi­vant alors, ni aux juifs de notre temps. S'il est vrai que l'Église est le nouveau peuple de Dieu, les juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela dé­coulait de l'Écriture. Que tous aient donc soin, dans la catéchèse et la prédication, de ne rien enseigner qui ne soit conforme à la vérité de l'Évangile et à l'esprit du Christ.»

 

L'examen attentif de ces trois versions du même pas­sage, illustre à quel point la question de la respon­sabi­lité du peuple juif dans la mort du Christ fut âpre­ment discutée. Dans la première mouture, la tendance ju­déophile l'emporte, de manière éclatante. Dans la se­conde, c'est le contraire, au point même que la répu­diation de l'accusa­tion de déicide est complètement es­camotée. Pour justi­fier cette reculade – qui fit scan­dale –, le cardinal Béa se lança dans des explications embarrassées. Et le 30 sep­tembre 1963, Mgr Heenan, membre du secrétariat, accrut encore l'étonnement en révélant que la première version soumise au Concile n'avait pas été rédigée par le secréta­riat du cardinal Béa, qu'elle était d'ailleurs le fait d'«experts inexpéri­mentés», et qu'entre-temps le texte en avait été dûment revu et retouché (8). La troisième version témoigne qu'ont été entendues les protestations des nom­breux évêques exigeant le retour à la version antérieure, puisque y sont à nouveau mentionnées les trois accusa­tions portées, par tradition, contre le peuple juif : ré­probation, malédiction et déicide, qu'on entend désor­mais proscrire.

 

Pourtant, c'est le camp des irréductibles de la théorie du déicide qui l'emportera, non sans qu'ils aient dû se ré­soudre à un compromis. Le résultat en fut un texte qui ne satisfaisait pleinement ni les uns ni les autres. Les parti­sans de la non-culpabilité absolue des juifs pouvaient se conso­ler de l'absence de la condamnation explicite de l'accusa­tion de déicide, puisque le texte proscrivait clairement l'utilisation des qualificatifs in­famants de «réprouvés» et de «maudits». Quant aux tenants de la tradition de la réprobation éternelle des juifs, ils y voyaient un confirmatur de leur théologie accusatrice, qui se voulait fidèle au témoignage du Nouveau Testament. Et le plaidoyer du cardinal Béa lui-même, dans sa présentation au Concile du texte final de Nostra Aetate, § 4, le 15 octobre 1965, témoignait indirectement de l’impact redoutable de l’argument selon lequel exonérer les Juifs de l’accusation de déicide, revenait en fait à «contredire l’Evangile» (9) :

 

 «On sait que les difficultés et les controverses sur ce terme [déicide], qui ont fait supposer que le schéma contredirait l'Évangile, sont venus surtout du sens qui pratiquement a été donné par l'usage à cette expression. D'autre part, quiconque lit le texte que nous venons de lire et d'expli­quer se rend compte clairement que la pensée que nous voulions exprimer dans le texte antérieur (10) se trouve ici identique­ment et com­plètement expri­mée.»

 

On ne peut, a posteriori, que donner raison à l'il­lustre cardinal. Il n'empêche que, tant cette «bataille d'Hernani» exégétique autour d'un mot, que les pas­sions qu'elle dé­chaîna, révèlent la profondeur du contentieux théo­logique qui existait – et qui perdure encore aujourd’hui – entre les partisans de l'amnistie rétrospective totale du peuple juif et ceux du maintien infrangible des positions tradition­nelles en la matière.

 

Mais un examen attentif des ajouts que comporte ce nouveau texte révèle que le véritable enjeu de ce schéma n'était pas de définir une «expression sémanti­quement correcte», dans le cadre de relations amélio­rées entre l'Église et le peuple juif, mais une «formulation théologi­quement acceptable» des liens entre les deux communautés de foi. Inutile de feindre igno­rer avec quelle violence elles s'étaient affrontées, dès l'émergence de la chrétienté primitive. Impossible d'oublier la discrimination sociale et le mépris théolo­gique dont avait été victime la «Synagogue déchue» de la part de la société chrétienne triom­phante, durant des di­zaines de siècles. Il semble donc que les nostalgiques de l'ancien ordre des choses aient craint de prendre le risque d'une rupture aussi radi­cale avec les conceptions dépréciatrices du peuple juif, qui avaient eu cours du­rant si longtemps sans causer de dommages majeurs (aux chrétiens, cela va de soi!). D'où ce recours apologétique à l'Écriture et à la tradition ecclé­siastique, que trahissent, me semble-t-il, les trois addi­tions textuelles de la version définitive :

 

— Première addition :

 

«Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ…»

 

La référence est à l'Évangile qui rapporte (Jn 19, 6) que les juifs ont demandé la crucifixion de Jésus. On peut déplorer qu'une telle fidélité à la lettre du Nouveau Testament ne soit pas allée jusqu'à rappeler, dans ce contexte, le témoignage à décharge de Pierre : «Cependant, frères, je sais que c'est par ignorance que vous avez agi, ainsi d'ail­leurs que vos chefs. » (Ac 3, 17).

 

— Deuxième addition :

 

«S'il est vrai que l'Église est le nouveau peuple de Dieu…»

 

Rappelons que cette expression «substitutionniste» (11) n'est qu'une va­riante de celle – plus fréquente – de «Verus Israel», qui remonte à une très ancienne tradition patristique et ecclésiastique. Elle ne peut se prévaloir d'aucun support scripturaire. Il est dommage qu'elle ait trouvé place dans la Déclaration.

 

— Troisième addition :

 

[Les juifs ne doivent pas être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits] «comme si cela dé­coulait de l'Écriture».

 

De l'avis d'un commentateur autorisé (12),

«cette clause nouvelle souligne que la thèse de la “réprobation” et de la “malédiction” du peuple, qui a été soutenue au cours de l'histoire par certains auteurs chrétiens, ne saurait être fondée sur l'Écriture – ni sur la Bible, ni sur le Nouveau Testament.».

 

Mais n'eût-il pas été plus simple et plus clair de s'en tenir à la pre­mière version, dont on ne peut que regretter le re­jet ? En effet, sa formulation remarquable contenait tous les éléments d'une réconci­liation avec le peuple juif : l'élec­tion, le bénéfice du mérite des Pères, et même la doc­trine du Concile de Trente, selon la­quelle ce sont les pé­chés de tous les hommes qui ont causé la mort du Christ.

 

Au lieu de cela, les chrétiens orientaux n'auront re­tenu que cette paraphrase antijudaïque et antisioniste d'une dé­clara­tion du Patriarche Maximos IV (13) :

 

«Le texte modifié reconnaît que l'Église est le peuple élu de Dieu, de sorte que les juifs ne peuvent plus prétendre l'être, ni se récla­mer des droits spéciaux de la Terre Sainte; il en ressort que, occu­pant une partie de cette terre, ils ont agi en usurpateurs et sont considérés comme tels. Les juifs (14) ont réussi à obtenir le main­tien, dans le projet définitif, du passage les innocentant du «sang du Christ» [c'est-à-dire le déicide], mais le texte ne les décharge pas de leur responsabilité dans la mort du Christ. Il dit, en effet : les dirigeants juifs et leurs par­tisans ont incité à la mise à mort du Christ. L'interdit qui figurait dans le texte initial empêchant de prêcher que les juifs ont été déicides a été supprimé dans le texte modifié. Les juifs continueront à être mar­qués de leur crime.»

 

L'original arabe du texte de Maximos IV, quoique plus sobre, s'inscri­vait néanmoins dans la plus navrante tra­dition de l'antiju­daïsme chrétien (15) :

 

«Les juifs ont exploité quelques expressions de l'ancien projet pour se déclarer innocents du sang du Christ [c'est-à-dire le déi­cide]. Dans le texte nouveau il est parlé clairement de leurs res­ponsabilités dans le crime de meurtre [sic]. Le texte dit : les diri­geants juifs et leurs partisans ont incité à la mort du Christ.»

 

Et pour Mgr Carli (16) :

 

«Elle est toujours légitimement soutenable, ou pour le moins objet d'opinion légitime, la thèse selon laquelle le judaïsme doit être tenu responsable du déicide, réprouvé et maudit par Dieu…»

 


© Menahem Macina

 

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Notes

 

1. Fadiey Lovsky, Antisémitisme et mystère d'Israël, Albin Michel, Paris, 1955, voir surtout pp. 301-348.

2. René Laurentin, L'Église et les Juifs à Vatican II, Casterman, Paris 1967. Ci-après : Laurentin, Juifs.

3. Texte publié, en février 1965, par la Palestra del Clero, la grande revue du clergé italien, et traduite partiellement en français dans Laurentin, Juifs, pp. 110-111.C’est nous qui soulignons.

4. Cardinal Béa, “Il popolo ebraico nel piano divino” (le peuple juif dans le plan divin), article paru dans Civiltà Cattolica, IV, Rome, 1965. Voir aussi Augustin Cardinal Béa, L’Église et le peuple juif, Cerf, Paris, 1967.

5. On peut lire, non sans malaise, les quelques exemples affligeants de cette littérature, dans l'ouvrage cité : Laurentin, Juifs, pp. 16-20.

6. Ibid., p. 20.

7. Les Églises devant le judaïsme. Documents officiels 1948-1978, textes rassemblés, traduits et annotés par Marie-Thérèse Hoch et Bernard Dupuy, Cerf, Paris, 1980, pp. 321-334. Ci-après : Documents officiels.

8. Cf. Documents officiels, p. 322.

9. Cf. Documents officiels, p. 327. C’est nous qui soulignons. Voir aussi Béa, L’Église et les Juifs, op. cit., p. 68, note 4.

10. Pour mémoire, voici le texte antérieur : «…que jamais le peuple juif ne soit présenté comme un peuple réprouvé, ou maudit, ou déicide». Dans la version définitive, il devient : «les juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela dé­coulait de l'Écriture. » Le terme «déicide» a disparu du texte final.

11. Par allusion à ce qu’on a appelé la «théorie de la substitution», conception chrétienne qui affirme, sur base d’interprétations scripturaires, souvent fondamentalistes et toujours apologétiques, qu’en punition du refus de reconnaître Jésus comme le Messie promis et le Fils de Dieu, ce peuple a perdu son élection au profit des nations devenues chrétiennes, auxquelles le Royaume a été confié (cf. Mt 21, 43; Lc 20, 16).

12. Cf. Documents officiels, op. cit., p. 333, n. 13.

13. Texte paru dans L'Orient de Beyrouth, du dimanche 24 octobre 1965. Il est cité ici d'après Laurentin, L’Église et les Juifs, p. 112.

14. Il est à peine besoin de rappeler que ce ne sont pas “les Juifs” qui ont voté le texte amendé, mais les Pères conciliaires.

15. Ibid., pp. 112-113.

16. Cf. Laurentin, L’Église et les Juifs, p. 111. Précisons, toutefois, que le cardinal Béa prit le contre-pied des thèses de Mgr Carli dans plusieurs articles. On en lira une synthèse, due à l’auteur lui-même, dans : Béa, L’Église et les Juifs, op. cit., voir surtout p. 79, n. 10.

 

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Mis en ligne le 25 juillet 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org



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