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Pour une Rachel Corrie morte par accident, combien de Rachel Juives assassinées?
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28/10/2005


"Le Théâtre de la Cour Royale, l’un des hauts lieux les plus prestigieux de Londres, met à l’affiche une pièce à la gloire d’une jeune Américaine radicale qui a trouvé la mort après avoir bondi au devant d’un bulldozer de l’armée israélienne qui s’apprêtait à détruire une structure soupçonnée de cacher des tunnels utilisés pour passer des armes de contrebande. Mais qu’en est-il des véritables victimes de l’Intifada ? Se souvient-on d’elles ?"


Original anglais "
Who would have the integrity — and moxie — to produce this play?", sur le site de Jewish World Review.

 

Traduction française : Menahem Macina

[Les clichés ont été ajoutés par mes soins. On voudra bien excuser les liens morts.]


« Mon nom est Rachel Thaler ». Ce n’est pas le titre d’une pièce sur le point d’être représentée très bientôt à Londres. Thaler, 16 ans, a été victime d’une explosion à l’intérieur de la pizzeria d’un centre commercial israélien. Elle s’est éteinte après s’être débattue onze jours entre la vie et la mort, à la suite de l’attentat du 16 février 2002, au cours duquel un terroriste-suicide s’est fait exploser près d’un groupe de jeunes gens et de jeunes filles.

C’était une citoyenne britannique née à Londres, où ses grands-parents vivent encore. Toutefois, je doute que qui que ce soit, au Théâtre de la Cour Royale de Londres, de même que la plupart des journalistes de la presse britannique, aient entendu parler d’elle. « Aucun journaliste britannique ne m’a jamais interviewée, ni n’a mentionné sa mort », m’a dit Ginette, sa mère, la semaine dernière.

Les parents de Thaler ont fait don des organes de leur fille pour une transplantation (dans l’espoir de sauver la vie d’un jeune homme russe), et ils ont fait leur deuil en silence. Par contre, après la mort accidentelle de Rachel Corrie, ses parents se sont lancés dans une très importante campagne de publicité. Ils se sont rendus à Ramallah pour recevoir, des mains d’Arafat, une plaque commémorant la mort de leur fille. Ils ont diffusé des e-mails et des passages du journal intime de Corrie à une presse mondiale avide de les diffuser.

Parmi les médias qui en ont publié des extraits en 2003 figure le très influent journal de gauche, The Guardian. Ceci a ensuite inspiré une nouvelle représentation théâtrale intitulée "Mon nom est Rachel Corrie", qui a débuté, ce mois-ci, au Théâtre de la Cour Royale, l’un des endroits les plus prestigieux de Londres. (Le New York Times l’a récemment décrit comme "le plus important théâtre d’Europe").

La représentation est co-produite et dirigée par Katharine Viner, Rédactrice du magazine de fin de semaine du Guardian, et par la vedette de cinéma, Alan Rickman (réputé pour Die Hard et Harry Potter). Leur scénario est tissé d’extraits des journaux et e-mails de Corrie.

 

Pour ceux qui ne se souviennent pas de cette affaire, Corrie était une jeune activiste radicale, qui brûlait en effigie des drapeaux américains lors de manifestations en faveur du Hamas, à Gaza, en février 2003. Peu de temps après, elle mourut en s’interposant devant un bulldozer de l’armée israélienne, qui s’apprêtait à détruire une structure soupçonnée de cacher des tunnels utilisés pour passer des armes en contrebande [1].

C’est en partie à cause des efforts de Corrie et de ses camarades activistes de l’International Solidarity Movement [Mouvement de Solidarité Internationale] (ISM), que les Israéliens ont été incapables d’arrêter l’afflux d’armes par ces tunnels. Ces armes ont été utilisées plus tard pour tuer des enfants israéliens dans la ville de Sdérot, au sud d’Israël, et ailleurs.

Mais dans des centaines d’articles sur Corrie, publiés dans le monde entier, ces deux dernières années, les journaux ont pris soin d’omettre de mentionner ces détails. C’est ce qu’ont fait Rickman et Viner sans donner d’indications à tous les critiques qui ont couvert la pièce.

"Corrie a toujours été une progressiste dotée de conscience… Elle est partie travailler avec l’International Solidarity Movement de Gaza", écrivait Michael Billington dans The Guardian, la semaine dernière, sans fournir le moindre éclaircissement sur la nature réelle de ce mouvement. L’ISM est régulièrement qualifié de l’étiquette "groupe pacifiste" dans les médias occidentaux. Peu d’entre eux mentionnent la rencontre de l’ISM avec les terroristes-suicide anglais, Omar Khan Sharif et Assif Muhammad Hanif, qui firent exploser, quelques jours plus tard le bar de Tel Aviv, "Chez Mike", tuant trois personnes et en blessant des dizaines – dont des citoyens britanniques. Ils ne font pas état non plus du fait que l’ISM a abrité dans son bureau Shadi Sukia, un dirigeant du Jihad Islamique. Ni du fait que, dans l’exposé de ses buts, l’ISM, affirme que la "lutte armée" est un "droit" des Palestiniens. Ni de ce que Flo Rosovski, la "coordinatrice de presse", clarifie l’idée de la paix qui est celle de l’ISM en ces termes : "Israël est une entité illégale, qui ne devrait pas exister".

 
 

Malheureusement pour ceux qui se sont efforcés de présenter Corrie comme une opposante pacifique, des photos la montrant en train de brûler en effigie un drapeau américain et de soulever les foules à Gaza, ont été publiées par Associated Press et sur Yahoo News, le 15 février 2003, quelques jours avant sa mort. Mais la représentation théâtrale n’en souffle mot.

C’est ainsi que les critiques littéraires britanniques peuvent dire au public anglais que la pièce est une "réelle tragédie de l’existence" dans laquelle rayonne la bonté désintéressée de Corrie" (Evening Standard).

"Corrie a été assassinée parce qu’elle s’est engagée dans une organisation non violente de résistance palestinienne", écrit Emma Gosnell, dans le Sunday Telegraph. ("Assassinée" est un terme que même les plus ardents défenseurs de Corrie ont hésité à employer jusqu’à maintenant.)

Dans le Daily Telegraph, Charles Spencer parle de "la préoccupation de Corrie pour l’humanité qui souffre… on quitte le théâtre en pleurant non seulement la mort de Rachel Corrie, mais aussi d’avoir perdu l’idéalisme et le courage intrépide de la jeunesse".

Il n’est pas surprenant que la pièce ait été également louée sur le site d’Al Jezira et dans le Daily Star de Beyrouth.

Dans un des commentaires les plus étonnants, Michael Billington, le critique du Guardian, écrit à propos de la pièce : "Le danger d’une propagande de l’excellence est évité".

Il y a quelque ironie à réfléchir au fait qu’existent de vraies victimes de l’Intifada, prénommées Rachel – et il est difficile de croire que ces critiques en aient jamais entendu parler. Toutes ces autres Rachel sont mortes dans les quelques mois du décès de Corrie, mais – contrairement à elle – dans des circonstances indiscutables. Elles ont été délibérément assassinées :


Rachel Levy, 17 ans tuée à l’explosif dans un supermarché) 


Rachel Levi, 19 ans, abattue par balles, alors qu’elle attendait l’autobus


Rachel Gavish, tuée avec son mari, son fils et son père
alors qu’ils célébraient le repas pascal, à leur domicile


Rachel Charhi, tuée à l’explosif, alors qu’elle était assise dans un café de Tel Aviv;
elle a laissé derrière elle trois jeunes enfants


Rachel Shabo, assassinée chez elle avec ses trois fils âgés de 5, 13 et 16 ans.
 

Un seul critique (Clive Davis dans le Times de Londres), écarte des passages de la pièce, qu’il qualifie de "grossière propagande". A un certain moment, Corrie proclame : "en ce moment-même, tant que je peux le dire, la grande majorité des Palestiniens s’engagent dans une résistance non violente, à la manière de Ghandi". Ce qui fait dire à Davis : "Même le défunt Arafat eût certainement été embarrassé par un tel propos."

Katharine Viner, la co-directrice de la pièce de Corrie, est certainement familière des terroristes palestiniens. Par exemple, voici comment elle décrivait, en 2001, une Palestinienne pirate de l’air, qu’elle interviewait :

"La photographie emblématique de Leila Khaled, l’image qui a fait d’elle le symbole de la résistance palestinienne et de la puissance féminine, est extraordinaire à mains égards : Un fusil dans ses mains fragiles, les cheveux brillants serrés dans un keffieh ; un délicat visage, à la Audrey Hepburn, qui se dérobe à votre regard. Fondre un élément de parure féminine et de frivolité avec une balle : c’est toute l’histoire de Khaled, la raison de la puissance durable de son image. Une beauté mêlée de violence."

(Depuis cette interview, Viner a été élue, à deux reprises, Rédactrice de l’année d’un Magazine britannique de presse.)

Nul doute que la mort de Corrie ait été tragique. Mais, en définitive, dans cette pièce il s’agit moins d’évoquer Corrie que de fomenter la haine envers Israël. La représentation a maintenant lieu à guichets fermés, et il est question qu’elle soit créée en Amérique. Le théâtre de la Cour Royale sort en hâte une édition imprimée de la pièce, qui sera distribuée dans les écoles.


Tom Gross

© The Spectator


Note de la Rédaction d’upjf.org

[1] Sur les circonstances de la mort de Rachel Corrie et l’exploitation mensongère et éhontée qui en fut faite par la propagande palestinienne et pro-palestinienne, voir, sur notre site, l’article de D. Bedein, "Mort accidentelle transformée en homicide de Tsahal", et "Rachel Corrie est morte victime de son imprudence".



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