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<< Accomplissement du temps des nations Rtablissement des Juifs, selon Pierre >>

Temps des nations : fruit de la conversion ou d'une initiative divine ?
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1. Si l'on s'en tient la terrible dclaration de Jsus : Le Royaume de Dieu vous sera retir pour tre confi un peuple qui lui fera produire ses fruits, toute perspective de rhabilitation religieuse du peuple juif en ce monde semble exclue, moins qu'individuellement ou collectivement, ses membres ne se convertissent la foi chrtienne. Mais il convient de ne pas se baser sur un seul verset de l'criture pour mditer sur le destin de ce peuple. L'incrdulit des Juifs l'gard de la Rvlation du Christ constitue, de l'aveu mme de saint Paul, un vritable mystre.. D'autres passages scripturaires aideront mieux scruter ce dernier. (Cf. Mt 21, 43; Jn 12, 40; Rm 11, 17.25)

2. On connat le souci de Paul pour son peuple. Plus que quiconque, avant et aprs lui, il s'est interrog sur la vocation de son peuple. Il a certainement bnfici d'une rvlation particulire la concernant. On lui doit les dveloppements thologiques les plus fulgurants sur la prennit de l'lection juive. Et nul doute qu'une mditation assidue des exposs de l'Aptre sur tout ce qui touche au peuple de l'Alliance soit, aujourd'hui plus que jamais, indispensable quiconque veut, son tour, entrer dans ce mystre. Relisons donc attentivement ce passage paulinien : Car je ne veux pas, frres, vous laisser ignorer ce mystre de peur que vous ne vous complaisiez en votre sagesse: une partie d'Isral s'est endurcie jusqu' ce que soit entre la totalit des paens et ainsi tout Isral sera sauv comme il est crit: De Sion viendra le Librateur, il tera les impits du milieu de Jacob. Et mon alliance avec eux consistera en ceci que j'enlverai leurs pchs. (Cf. Rm 11, 25-27)

3. Le passage cit ci-dessus contient deux prcisions capitales, de nature carter d'emble aussi bien toute thologie antijudaque que tout sentiment de supriorit chrtienne par rapport au peuple juif. Tout d'abord, il rvle que l'endurcissement d'Isral aura un terme, mme si la formulation - sur laquelle on s'attardera ci-aprs - est difficile et constitue toujours un sujet de controverse entre les spcialistes. Ensuite, il affirme sans ambages que c'est Dieu Lui-mme qui justifiera Isral en lui enlevant ses pchs. (Cf. Ps 130, 8)

4. Examinons d'abord l'expression obscure de totalit des nations (grec, plrma tn ethnn). Le terme plrma, que la thologie s'est contente d'occidentaliser sous la forme Plrme', est familier aux chrtiens. Mais en comprennent-ils le sens ? Philologiquement, il connote l'tat d'une personne ou d'un phnomne parvenus leur maturit. Est Plrme' ce qui a accompli ses virtualits, ou atteint ses capacits optimales. C'est aussi l'tat d'un ensemble parvenu sa compltude quantitative ou qualitative et auquel, par dfinition, rien ne manque. Il semble donc que, par ce Plrme des nations qui doit entrer, Paul dsigne la totalit des non-Juifs appels entrer, par la mdiation du Christ, dans l'Alliance qui unit Dieu Son peuple comme en tmoigne cette exclamation de l'aptre Pierre : Vous tes une race lue un sacerdoce royal une nation sainte un peuple particulier (hbreu : segullah) pour proclamer les louanges de Celui qui vous a appels des tnbres son admirable lumire. (Cf. 1 P 2, 9)

5. Toutefois, nous ignorons tout du moment o l'entre des nations sera parvenue son Plrme', limite assigne par Dieu l'incrdulit d'Isral. Nous ne savons pas davantage quand se produiront les douleurs de l'enfantement des temps messianiques, explicitement dcrites dans le chapitre 24 de l'vangile de Matthieu dj voqu. Jsus lui-mme dclare d'ailleurs, ce propos : Quant la date de ce jour, et l'heure, personne ne les connat, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne que le Pre, seul. (cf. Rm 11, 25 ; Mt 24, 36)

6. Il reste examiner la seconde affirmation de Paul concernant le mystre de la rhabilitation du peuple juif : mon alliance avec eux consistera en ceci que j'enlverai leurs pchs. La traduction adopte ici ne fait pas, tant s'en faut, l'unanimit des spcialistes. Elle semble toutefois prfrable celle qui lit : Et voici quelle sera mon alliance avec eux, lorsque j'enlverai leurs pchs'. La syntaxe de l'original grec autorise les deux traductions, si bien qu'on ne peut reprocher au spcialiste de choisir celle qui lui semble la plus adquate. Toutefois, en matire d'interprtation scripturaire, aucun choix n'est uniquement philologique, ils est souvent influenc par ce qu'il est convenu d'appeler la thologie sous-jacente . Le prsent crit ne fait pas exception la rgle, en cette matire. On a donc choisi la traduction propose ci-dessus, parce qu'elle nous parat mieux rendre compte du propos global de Paul concernant le futur retour en grce du peuple juif. (Cf. Rm 11, 27)

7. Il faut savoir que ce passage est un assemblage de citations tronques des chapitres 27 et 59 d'Isae, dont la porte exacte n'est pas des plus claires. Mais quiconque se reportera au contexte percevra vite leur caractre eschatologique et dclera que s'y fait jour une initiative divine gratuite en faveur d'Isral. On peut donc considrer comme acquis les points suivants : L'incrdulit d'Isral l'gard de la messianit de Jsus, si longue que soit sa dure, prendra fin sur initiative divine. Le peuple juif devra galement sa justification l'initiative prvenante de Dieu, puisque, en effet, le Seigneur Lui-mme enlvera les pchs d'Isral. (Cf. Rm 11, 25-27 = Is 59, 20, 21a; Is 27, 9a. Et cf. Ps 130, 8)

8. ce stade, une prcision s'impose. Le pch d'Isral, dont parle le texte biblique cit par Paul, n'est pas celui de son incrdulit face la prdication chrtienne. Sur base d'autres passages scripturaires, il semble qu'il s'agisse plutt d'une impuret rituelle inhrente sa condition d'endeuill de Sion (dans le judasme, un mort rend impurs le lieu du dcs et les proches du dfunt). Isral est comme exclus de la prsence de Dieu durant son exil dans les nations. C'est pourquoi Dieu, en enlevant son pch, rintgre le peuple juif dans Sa familiarit et dans Sa gloire. (Cf. Rm 11, 27; Is 61, 3)

9. Pour mieux comprendre cette interprtation, on se reportera la vision qu'eut Zacharie de Josu, le grand prtre, immobile devant l'ange du SEIGNEUR, tandis que le Satan tait debout sa droite pour l'accuser. Josu, est-il prcis, tait vtu d'habits souills. L'ange ordonna : Enlevez-lui ses habits sales et revtez-le d'habits somptueux. Puis il lui dit : Vois, je t'ai enlev ton pch. C'est, quelques dtails smantiques prs, la mme formule que dans le passage d'Isae cit par saint Paul. (Cf. Za 3, 1-5)

10. Ce que confirme Isae, dans un texte forte connotation eschatologique : Lorsque LE SEIGNEUR aura lav la salet des filles de Sion et purifi Jrusalem du sang, au souffle du jugement et de l'incendie, LE SEIGNEUR crera partout sur la montagne de Sion et sur ceux qui s'y assemblent une nue, le jour, et une fume avec l'clat d'un feu flamboyant, la nuit (Is 4, 4-5)

11. la lumire des analyses qui prcdent, on comprend que l'incrdulit de la majeure partie d'Isral ne fut pas un refus volontaire, mais une tragique erreur. D'ailleurs, saint Paul lui-mme parle de faux pas, ou plus littralement de trbuchement'. Il affirme mme que ce faux pas a procur le salut aux nations et a fait la richesse du monde. Mais alors, pourquoi la sanction divine fut-elle si lourde ? - C'est qu'avec Ses proches, Dieu est impitoyable. (Cf. Rm 11, 11.12)

12. Pour comprendre cette problmatique, il faut se remmorer ce qui arriva Nadab et Abihu, les fils d'Aaron, qui, selon le texte biblique, furent consums par un feu cleste la suite d'une infraction rituelle. Or, voici le commentaire que Mose fit de l'vnement devant Aaron : C'est l ce que LE SEIGNEUR avait dclar par ces mots : En mes proches je montre ma saintet, et devant tout le peuple, je montre ma gloire. Cette dclaration attribue Dieu ne se trouve pas dans le texte biblique disponible aujourd'hui. Ce fait accrot le mystre de sa signification relle et renforce notre conviction que la proximit divine, si elle est source de gloire, exige en contrepartie l'impeccabilit absolue de ceux qui sont en contact troit avec l'Immacul. Un Psaume ne dit-il pas, propos du peuple de Dieu : Il rehausse la vigueur de son peuple, fiert pour tous ses amis, pour les enfants d'Isral, le peuple de ses proches. (Cf. Lv 10, 3; Ps 148, 14)

13. Cette intuition semble corrobore par la geste du figuier dessch, que relate le Nouveau Testament. Jsus a faim : il s'approche d'un figuier qui s'avre tre sans figues. Il maudit alors ce dernier, en disant : que jamais plus personne ne mange de tes fruits. Et l'arbre se desscha. Or, nous dit l'vangliste, ce n'tait pas la saison des figues. On peut donc s'interroger sur cette attitude de Jsus, qui apparat ds lors comme injustifie. (Cf. Mc 11, 12.13)

14. Un autre passage scripturaire nous convaincra qu'il n'en est rien, tout en nous faisant pntrer plus avant dans le mystre du destin d'Isral. Le prophte Ose met dans la bouche de Dieu cette louange de la premire gnration du dsert : Comme des raisins dans le dsert, je trouvai Isral, comme une figue prcoce en la prime saison, je vis vos pres. L'Isral trouv fidle dans l'aridit de la steppe est compar des primeurs, ce qui lui vaut cette distinction divine. (Os 9, 10)

15. En Miche, au contraire, Dieu se plaint de son peuple : Malheur moi! je suis devenu comme un moissonneur en t comme un grappilleur aux vendanges : plus une grappe manger, plus une figue prcoce que je dsire! C'est bien la mme comparaison, et pratiquement dans les mmes termes. Ds lors, le doute ne semble plus possible : le desschement du figuier par Jsus n'tait ni un tour de magie, ni l'acte de mauvaise humeur d'un thaumaturge affam. C'tait une geste symbolique, riche d'une charge prophtique et eschatologique. Le figuier dessch figurait bien l'Isral incrdule. Le Christ s'est prsent aux Juifs, avant le temps de son intronisation messianique en gloire. Messie cach, Jsus, l'envoy du Pre, attendait de son peuple qu'il produist immdiatement des fruits prcoces de foi avant le triomphe de l't messianique. Du dans son attente, il l'a frapp de strilit. (Mi 7, 1)

16. Mais cette exigence et cette svrit extrmes sont compenss par une rcompense inoue : le reverdissement du figuier, symbole de l'avnement des temps messianiques, destins en priorit Isral (cf. le Juif d'abord). Tmoin ce texte, qui clt prcisment - et ce n'est pas un hasard! - le discours eschatologique de Jsus : Que le figuier vous serve de comparaison. Ds que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l't est proche. Ainsi vous, lorsque vous verrez cela, comprenez qu'Il est proche, aux portes. (Cf. Rm 1, 16; Rm 2, 9.10; Mt 24, 32-33)

17. Est-ce folie de voir, dans la reconstitution tonnante d'Isral, aprs la plus grande hcatombe de son histoire, la ralisation apocatastatique' des prophties concernant le peuple juif ? La ramure du vnrable figuier d'Isral (Jacob) a reverdi ; ses feuilles (les Isralites d'aujourd'hui) ont pouss. Plus d'un tiers des Juifs du monde sont replants sur la terre de leurs anctres, qu'ils font revivre, aids par leurs frres du monde entier qui hsitent encore les rejoindre. C'est le lieu de citer ce passage du Psaume 77, qui illustre bien aussi le thme du reverdissement d'Isral : Dieu, tu m'as instruit ds ma jeunesse, et jusqu'ici j'annonce tes merveilles. Or, vieilli, charg d'annes, Dieu, ne m'abandonne pas, que j'annonce ton bras aux ges venir Toi qui m'as fait tant voir de maux et de dtresses, tu reviendras me faire vivre. Tu reviendras me tirer des abmes de la terre, tu nourriras mon grand ge, tu viendras me consoler. (Ps 71, 17-21)

18. Les concordances scripturaires attestant de la rhabilitation finale du peuple juif ne manquent pas. On lira, ci aprs, quelques exemples, parmi de nombreux autres, d'un thme qui court en filigrane travers toutes les critures, Nouveau Testament inclus. Et ce n'est certainement pas un hasard si Dieu dit, en zchiel : C'est moi, LE SEIGNEUR, qui abaisse l'arbre lev et qui lve l'arbre abaiss qui fais scher l'arbre vert et fleurir l'arbre sec. Moi, LE SEIGNEUR, j'ai dit et je fais. (Ez 17, 24)

19. prsent, devient plus clair le sens de la parabole inquitante de Jsus, propos de la vigne improductive que le Pre voulait couper, et que Jsus dfend : Il (Dieu) dit alors au vigneron (Jsus) : Voil trois ans (le ministre de Jsus) que je viens chercher des fruits sur ce figuier et je n'en trouve pas. Coupe-le : pourquoi donc use-t-il la terre pour rien? L'autre lui rpondit : Matre, laisse-le cette anne encore, le temps que je creuse tout autour et que je mette du fumier. Peut-tre donnera-t-il des fruits l'avenir Sinon tu le couperas. (Cf. Lc 13, 6-8 ; Is 27, 6)

20. l'expression : cette anne encore, correspond l'anne de grce d'Isae, que Jsus annonce en ces termes : L'Esprit du SEIGNEUR est sur moi, parce qu'il m'a consacr par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoy annoncer aux captifs la dlivrance et aux aveugles le retour la vue, renvoyer en libert les opprims, proclamer une anne de grce du SEIGNEUR. (Cf. Lc 4, 18-19 = Is 61, 1. 2a)

21. Et cette anne de grce, c'est le temps du salut en Jsus-Christ, inaugur par Sa venue dans la chair, et qui s'achvera, lors de Sa Parousie. En tmoigne la suite du texte d'Isae (que ne cite pas Jsus - car elle ne concerne pas sa premire mission sur la terre, mais sa venue future comme Juge, et aura son accomplissement apocatastatique' dans l'avenir : et un jour de vengeance pour notre Dieu. (Is 61, 1-3; cf. Jl 3, 12; Ap 19, 11; Ap 20, 4.12, etc.)

22. Mais voici le plus extraordinaire. Paul l'affirme, on l'a vu plus haut : Dieu lui-mme enlvera la souillure d'Isral et c'est mme en cela que consistera Son alliance (renouvele) avec Son peuple. L'Aptre base son affirmation abrupte sur deux passages d'Isae, qu'il lie ensemble sans souci du contexte, la manire rabbinique. L'un d'eux est tir du chapitre 27 d'Isae :  Ce jour-l, la vigne magnifique, chantez-la! Moi, LE SEIGNEUR, j'en suis le gardien, de temps en temps, je l'irrigue pour qu'on ne lui fasse pas de mal, nuit et jour je la garde l'avenir Jacob s'enracinera, Isral bourgeonnera et fleurira, la face du monde se couvrira de rcolte En la chassant, en la rpudiant, tu as exerc un jugement il l'a chasse de son souffle violent, tel le vent d'orient. Et mon alliance avec eux consistera en ceci que j'enlverai leurs pchs. (Is 27, 2-9a)

23. L'extraordinaire concordance de ce passage d'Isae, voqu par Paul, avec les autres citations scripturaires examines ci-dessus, rendra plus crdible, espre-t-on, l'intuition dveloppe dans ce chapitre et dont nous allons poursuivre l'examen. Paul avait certainement en mmoire tous ces contextes lorsqu'il mditait sur l'avenir de son peuple. Le figuier, l'olivier et la vigne sont des symboles potiques prgnants du destin d'Isral. Cette vigne improductive, que Dieu Lui-mme garde et entretient, est le pendant du figuier strile. En temps voulu, Il lui fera porter des fruits extraordinaires et renouvellera son alliance avec la Rpudie. (Sur Isral, la Rpudie rintgre, cf. Is 50, 1; 60, 15; 62, 4; Jr 30, 17, etc.)

24. En tmoigne encore ce texte d'Isae, qu'il vaut la peine de citer in extenso : Crie de joie, strile toi qui n'as pas enfant, pousse des cris de joie, des clameurs, toi qui n'as pas mis au monde, car plus nombreux sont les fils de la dlaisse que les fils de l'pouse dit LE SEIGNEUR. largis l'espace de ta tente, dploie sans lsiner les toiles qui t'abritent, allonge tes cordages, renforce tes piquets, car droite et gauche tu vas clater, ta race va dpossder des nations et repeupler les villes abandonnes. N'aie pas peur, tu n'prouveras plus de honte, ne sois pas confondue, tu n'auras plus rougir car tu vas oublier la honte de ta jeunesse, tu ne te souviendras plus de l'infamie de ton veuvage. Ton crateur est ton poux, LE SEIGNEUR Sabaot est son nom, le Saint d'Isral est ton rdempteur Oui, comme une femme dlaisse et accable LE SEIGNEUR t'a appele, comme la femme de sa jeunesse qui aurait t rpudie, dit ton Dieu. Un court instant je t'avais dlaisse, mu d'une immense piti je vais t'unir moi. Dbordant de fureur, un instant, je t'avais cach ma face. Dans un amour ternel, j'ai eu piti de toi, dit LE SEIGNEUR, ton rdempteur. Ce sera pour moi comme au temps de No, quand j'ai jur que les eaux de No ne se rpandraient plus sur la terre. Je jure de mme de ne plus m'irriter contre toi, de ne plus te menacer. Car les montagnes peuvent s'carter et les collines chanceler, mon amour ne s'cartera pas de toi, mon alliance de paix ne chancellera pas, dit LE SEIGNEUR qui te console. (Is 54, 1-10)

25. Toutes ces images scripturaires (strilit rpudiation veuvage etc.) sont autant d'annonces prophtiques du rtablissement d'Isral, mises l'intention des chrtiens qui auraient trop vite oubli que Dieu n'a jamais rompu son Alliance avec Son peuple et qu'au temps connu de Lui seul, Isral refleurira et portera le fruit qu'Il a prvus pour lui. En tmoignent les textes suivants :
L'arbre conserve un espoir, une fois coup, il se renouvelle [hbreu: yahlif] encore et ses rejetons continuent de pousser. Mme avec des racines qui ont vieilli en terre et une souche qui prit dans le sol, ds qu'il flaire l'eau, il bourgeonne et se fait une ramure comme un jeune plant.

Oh! Si tu m'abritais dans le shol si tu m'y cachais, tant que dure ta colre, si tu me fixais un dlai, pour te souvenir ensuite de moi [], tous les jours de mon service j'attendrais, jusqu' ce que vienne ma rnovation [halifah]. Tu appellerais et je te rpondrais: tu voudrais revoir l'uvre de tes mains.

Heureux l'homme qui ne suit pas le conseil des impies, ni dans la voie des gars ne s'arrte, ni au sige des rieurs ne s'assied, mais se plat dans la Loi du SEIGNEUR, mais murmure sa Loi jour et nuit! Il est comme un arbre plant auprs des cours d'eau, il portera fruit en son temps et jamais son feuillage ne sche ; tout ce qu'il fait russit. Rien de tel pour les impies rien de tel! Mais ils sont comme la bale qu'emporte le vent Ainsi, les impies ne tiendront pas au Jugement, ni les gars, l'assemble des justes. Car le SEIGNEUR connat la voie des justes, mais la voie des impies se perd.

Je les gurirai de leur infidlit je les aimerai de bon cur, puisque ma colre s'est dtourne de lui. Je serai comme la rose pour Isral, il fleurira comme le lis, il enfoncera ses racines comme le chne du Liban, ses rejetons s'tendront, il aura la splendeur de l'olivier et le parfum du Liban. Ils reviendront s'asseoir mon ombre ils feront revivre le froment, ils feront fleurir la vigne qui aura la renomme du vin du Liban. Ephram qu'a-t-il encore faire avec les idoles? Moi, je l'exauce et le regarde. Je suis comme un cyprs verdoyant, c'est de moi que vient ton fruit. Qui est sage pour comprendre ces choses, intelligent pour les connatre?
Ainsi parle LE SEIGNEUR

Bni soit l'homme qui met sa confiance dans LE SEIGNEUR et dont LE SEIGNEUR est l'esprance. Il ressemble un arbre plant au bord des eaux, qui tend ses racines vers le courant : il ne redoute rien quand arrive la chaleur, son feuillage reste vert dans une anne de scheresse, il est sans inquitude et ne cesse pas de porter du fruit. (Jb 14, 7-9; Jb 14, 13-15; Ps 1, 1-6; Os 14, 5-10; Jr 17, 7-8)

26. Nous allons voir que l'histoire tragique et glorieuse du peuple juif, au cours de ce sicle, et particulirement durant ces soixante dernires annes, tmoigne de l'accomplissement inluctable des prophties scripturaires annonant son retour en grce, sur l'initiative gratuite de Dieu, comme il est crit :

Fais encore cette proclamation : Ainsi parle LE SEIGNEUR Sabaot : mes villes abonderont encore de biens.

LE SEIGNEUR consolera encore Sion.
Il fera encore choix de Jrusalem (Za 1, 17)



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21-10-2005 | Commentaires (0) | Public
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