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Le Judéo-christianisme, étape dépassée ?
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1. Il ne saurait être question de sonder ce qu'à la suite de Paul, les artisans d'une théologie chrétienne du judaïsme appellent « le mystère d'Israël », sans rappeler auparavant l'étape judéo-chrétienne originelle qui fut celle de la chrétienté primitive. Bien que les spécialistes divergent largement sur l'interprétation des faits, un consensus existe au moins sur un point : l'Église des origines fut largement judéo-chrétienne. Par contre, les opinions divergent quant à la durée et à l'orthodoxie doctrinale de ce phénomène. On n'entrera pas ici dans ces difficiles questions. Par contre, on évoquera, avec ou sans commentaires, quelques textes primitifs - tant canoniques que non canoniques - qui témoignent de ce judéo-christianisme, avant de tenter d'en évaluer la portée théologique, pour la chrétienté d'aujourd'hui. Voici tout d'abord quelques passages néotestamentaires qui attestent que la nouvelle foi n'avait en rien causé l'abandon, par les apôtres et les nouveaux convertis juifs, de la moindre des pratiques de la Loi. (Cf. Rm 11, 25)

2. Le Livre des Actes nous décrit les premiers Juifs convertis à la foi en Jésus, en des termes qui ne laissent aucun doute sur leur respect des pratiques juives :

Jour après jour, d'un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur. (Cf. Ac 2, 46)

3. Le même livre nous rapporte le discours de Jacques aux apôtres, réunis à Jérusalem en vue de statuer sur l'observance de la Loi par les non-Juifs acquis à la foi au Christ. La lecture de ce passage ne laisse aucun doute sur le souci qu'ont les apôtres, malgré l'énorme pas doctrinal que constitue l'abolition de l'obligation de la circoncision pour les nouveaux croyants d'origine païenne, de ne pas les dispenser de certaines pratiques juives, même si les raisons de ces exigences ne nous sont pas entièrement claires :

L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas vous imposer d'autres charges que celles-ci, qui sont indispensables : vous abstenir des viandes immolées aux idoles, du sang, des chairs étouffées et des unions illégitimes. Vous ferez bien de vous en garder. (Ac 15, 28-29).

4. Dans un autre chapitre du Livre des Actes, nous lisons, avec quelque étonnement, ces paroles adressées à Paul par les disciples de Jacques :

À ton sujet, ils ont entendu dire que, dans ton enseignement, tu pousses les Juifs qui vivent au milieu des païens à la défection vis-à-vis de Moïse leur disant de ne plus circoncire leurs enfants et de ne plus suivre les coutumes. Que faire donc? Assurément, la multitude ne manquera pas de se rassembler, car on apprendra ton arrivée. Fais donc ce que nous allons te dire. Nous avons ici quatre hommes qui sont tenus par un vœu. Emmène-les, joins-toi à eux pour la purification et charge-toi des frais pour qu'ils puissent se faire raser la tête. Ainsi tout le monde saura qu'il n'y a rien de vrai dans ce qu'ils ont entendu dire à ton sujet, mais que tu te conduis, toi aussi, en observateur de la Loi.

Et nous savons, par un autre passage du même livre, que non seulement Paul déféra à cette demande expresse, mais même qu'elle fut mal interprétée par d'autres juifs et faillit lui coûter la vie. (Ac 21, 21-24. Cf. Ac 21, 26 ss)

5. Enfin, toujours dans le Livre des Actes, le discours de Paul devant le roi Agrippa, même s'il est rédigé au temps passé, ne semble pas laisser subsister le moindre doute sur le fait que Paul lui-même restait fidèle aux pratiques juives, même s'il ne les imposait pas aux païens nouvellement acquis à la foi au Christ. En témoignent ces fières paroles :

Ce qu'a été ma vie depuis ma jeunesse… tous les Juifs le savent. Ils me connaissent de longue date et peuvent, s'ils le veulent, témoigner que j'ai vécu suivant le parti le plus strict de notre religion, en Pharisien. (Ac 26, 4-5. Paul fit toutefois une exception pour Timothée, qu'il circoncit lui-même, bien qu'il fût de père grec : cf. Ac 16, 1-3)

6. La littérature non canonique nous fournit un texte capital pour la théologie du judéo-christianisme. Il figure dans un écrit intitulé Kerygmata Petrou, consacré à la prédication de la foi chrétienne par l'apôtre Pierre. Le passage cité ci-après est censé figurer dans un discours de Pierre à la foule. Les phrases mises en italiques témoignent du caractère judéo-chrétien militant de cet écrit  (1) :

« C'est pourquoi Jésus est caché aux yeux des Hébreux qui ont reçu Moïse pour docteur, et Moïse est voilé aux yeux de ceux qui croient en Jésus. Comme l'enseignement transmis par l'un et par l'autre est le même, Dieu accueille favorablement l'homme qui croit à l'un des deux.
Mais croire à un maître doit aboutir à faire ce que Dieu commande. Qu'il en soit ainsi, c'est ce qu'a déclaré notre Seigneur lui-même par ces paroles : “Je te rends grâces, Père du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux hommes âgés et les as révélés aux enfants à la mamelle qui ne parlent pas encore” (cf. Mt 11, 25).

Ainsi Dieu lui-même a caché le docteur aux uns parce qu'ils savaient déjà ce qu'il faut faire, et il l'a révélé aux autres parce qu'ils ignoraient ce qu'il faut faire. Donc, les Hébreux ne sont pas condamnés parce qu'ils ignorent Jésus, puisque c'est Dieu lui-même qui le leur a caché, à condition naturellement d'accomplir les préceptes transmis par Moïse et de ne pas haïr celui qu'ils ignorent (Jésus), les croyants de la gentilité ne sont pas condamnés non plus de ce qu'ils ignorent Moïse, puisque c'est Dieu qui l'a voilé à leurs yeux, à condition, eux aussi, d'observer les préceptes transmis par Jésus et de ne pas haïr ceux qui l'ignorent (les Juifs) […] Au reste, si quelqu'un reçoit la grâce de connaître les deux [Moïse et Jésus] à la fois, ceux-ci prêchant une seule et même doctrine, cet homme doit être compté comme riche devant Dieu, puisqu'il comprend que les choses anciennes sont nouvelles dans le temps, et que les choses nouvelles sont anciennes [allusion à Mt 13, 52]. »

7. Mais, objectera-t-on peut-être, il n'est pas possible de fonder une certitude théologique sur un tel texte dont on connaît mal l'origine et qui semble bien refléter des doctrines hétérodoxes ; Et il serait souhaitable de trouver des conceptions identiques ou analogues chez des auteurs sûrs. Qu'à cela ne tienne : voici deux témoignages irrécusables provenant, cette fois, de Pères de l'Église tout ce qu'il y a de plus orthodoxes. Le premier figure dans un ouvrage apologétique de Justin martyr (100-165), intitulé Dialogue avec Tryphon, dans lequel le philosophe converti polémique avec les Juifs pour les convaincre de la vérité de la foi chrétienne (2) :

« Tryphon reprit : Si quelqu'un sachant cela croit que Jésus est le Christ et lui obéit et veut observer ces prescriptions [celles de la Loi juive], sera-t-il sauvé? demandait-il. - Moi : À mon avis, Tryphon, cet homme [Juif croyant en Jésus] sera sauvé, pourvu qu'il ne cherche pas à imposer ces pratiques aux autres hommes, j'entends à ceux des nations, qui par le Christ sont circoncis de l'erreur, en leur disant qu'ils ne seront pas sauvés s'ils ne les observent pas. »

8. Le second texte de Justin est encore plus frappant (3) :

« Il en est… qui ne voudraient même pas frayer avec eux [les judéo-chrétiens] ni en conversation, ni à table. Je ne suis pas de leur avis. Si au contraire, par faiblesse d'esprit, ils veulent observer tout ce qu'ils peuvent présentement des observances que Moïse a instituées nous le savons, parce que le peuple avait le cœur dur, et en même temps espérer en notre Christ et observer les pratiques éternelles de la justice et de la religion naturelles [ces Juifs convertis au Christ] s'ils consentent à vivre avec les chrétiens et les fidèles, sans vouloir leur imposer, comme je l'ai déjà dit, de se circoncire comme eux, de faire les sabbats et d'observer toutes les autres pratiques semblables, je déclare qu'il faut les accueillir et frayer avec eux en toutes choses, comme avec des frères nés des mêmes entrailles […] Quant à ceux [des chrétiens de la Gentilité] qui se laissent persuader par eux [les Juifs] de vivre suivant la Loi, et qui en même temps continuent à confesser le Christ de Dieu, j'admets qu'ils peuvent être sauvés. »

9. Voici maintenant ce qu'écrivait, sur le même sujet, l'évêque Irénée de Lyon (II-IIIe s.), dans son Traité des Hérésies (4) :

« Pour leur part, Jacques et les apôtres qui l'entouraient permettaient bien aux Gentils d'agir librement, nous confiant à l'Esprit de Dieu, mais eux-mêmes, sachant qu'il s'agissait du même Dieu, persévéraient dans les anciennes observances. C'est au point qu'un jour, Pierre lui-même eut peur d'encourir leur blâme : jusque-là, il mangeait avec les Gentils, à cause de la vision qu'il avait eue et à cause de l'Esprit qui avait reposé sur eux [cf. Ac 10, 47], mais, après que certains furent venus auprès de Jacques il se tint à l'écart et ne mangea plus avec les Gentils (cf. Ga 2, 12). Et Paul souligne que Barnabé en fit autant (cf. Ga 2, 13). Ainsi les apôtres que le Seigneur fit témoins de tous ses actes et de tout son enseignement - car partout on trouvait à ses côtés Pierre Jacques et Jean - en usaient-ils religieusement à l'égard de la Loi de Moïse, indiquant assez par là qu'elle émanait d'un seul et même Dieu. »

10. On trouve un écho de ces conceptions patristiques chez un auteur syriaque, Mar Ishodad de Merv, auteur d'un vaste commentaire de l'Écriture tributaire de l'exégèse des cercles antiochiens du IVe s. et tout spécialement des commentaires scripturaires, aujourd'hui perdus, du savant Théodore, évêque de Mopsueste. Le passage suivant du commentaire d'Ishodad sur Rm 11, 25.32, corrobore, de manière étonnante, les conceptions qui figurent dans les textes déjà cités (5):

« [Dieu a] “enfermé” [tous les hommes dans la désobéissance] - À savoir : il les a laissés et ne les a pas forcés, ni les Juifs ni les Nations, mais il a puni cette désobéissance, cette lutte des circoncis avec les croyants [au Christ] incirconcis, mettant en garde les deux parties de ne pas s'exalter l'une aux dépens de l'autre, et de ne pas détruire chacune l'espérance de l'autre, en ces [termes] : “Je veux que vous connaissiez, frères, ce mystère”. »

11. Soit, concédera-t-on peut-être, ce sont là des conceptions intéressantes, mais quelle valeur ont-elles pour des Juifs ? On ne trouve certainement rien de semblable dans le judaïsme. Justement si. On lit, en effet, dans le Talmud de Babylone : Traité Sanhedrin 98b, ce texte étrange (6) :

« Que signifie : Toute face est devenue livide (Jr 30, 6) ? - Rabbi Yohanan a dit : Il s'agit de la famille divine d'en haut [les anges] et de la famille divine d'en bas [Israël]. Et cela aura lieu [aux temps messianiques] lorsque le Saint, béni soit-Il, se dira : les uns [les idolâtres] et les autres [Israël] sont l'œuvre de mes mains. Comment pourrais-je perdre les premiers pour ne laisser subsister que les derniers? Rav Pappa a dit : c'est comme le dicton populaire : quand le bœuf a couru et est tombé, on met le cheval à l'étable à sa place. »

12. Grâce au Commentaire de Rashi (7) sur le même passage, on comprend que le judaïsme rabbinique est confronté à la même problématique que celle qui préoccupait tant les premiers chrétiens que certains Pères et auteurs ecclésiastiques. Qu'on en juge par cet éclaircissement actualisant :

« Ce que ne voulait pas faire [son maître, Dieu], avant la chute du bœuf parce qu'il lui était extrêmement cher. Et lorsque, un jour ou l'autre, le bœuf est guéri de sa chute, il est difficile [au maître] d'évincer le cheval au profit du bœuf, alors que lui-même l'a mis [en place]. De même, le Saint, béni soit-Il, voyant la chute d'Israël, a donné sa grandeur aux idolâtres. Et lorsqu'Israël se convertit et est racheté, il lui est difficile de perdre les idolâtres au profit d'Israël. »

13. Et puisque nous en sommes aux écrits rabbiniques, il n'est pas question de passer sous silence la thématique, au demeurant négative et fortement polémique, de la rivalité confessionnelle qui oppose judaïsme et christianisme depuis près de deux mille ans, et qui se fait jour dans cet extrait du Midrash Tanhuma, Parashah Ki Tissa, ch. 34 (8) :

« Rabbi Yehudah bar Shalom dit : Lorsque le Saint, Béni soit-Il, a dit à Moïse (Ex 34, 27) : “Écris donc” [litt.: écris pour toi], Moïse demanda à ce que la Mishnah fût [mise] par écrit, mais comme le Saint, Béni soit-Il, vit par avance que les nations du monde allaient traduire la Torah et la lire en grec et qu'ils diraient : Nous sommes Israël et jusqu'à maintenant nous sommes à égalité [litt.: les plateaux de la balance sont en équilibre], le Saint, Béni soit-Il, dit aux idolâtres : Vous dites que vous êtes mes fils. Tout ce que je sais, c'est que ceux chez qui se trouvent mes mystères, ce sont eux mes fils. De quoi s'agit-il [litt.: qui est-elle]? - C'est la Mishnah. »

14. Il est temps de répondre, à présent, à l'interrogation formulée dans le titre de ce chapitre : «le judéo-christianisme est-il une étape dépassée, ou un rappel salutaire pour les chrétiens d'aujourd'hui ? » - Quiconque aura pris la peine de lire l'intégralité du présent écrit, aura compris que, selon sa perspective, seule la deuxième alternative de la question ci-dessus est recevable. Certes, cette conviction a davantage l'allure d'une profession de foi que celle d'une démonstration contraignante, qu'appuieraient des évidences textuelles, historiques, ou théologiques. C'est pourquoi ceux et celles que ces conceptions auront convaincus et qui souhaiteront les faire partager à d'autres devront faire preuve d'humilité et d'audace, à l'instar de Paul. En effet, conscient du caractère, apparemment hétérodoxe pour les Juifs, de sa prédication, c'est à l'Esprit Saint que l'Apôtre en attribuait la réception enthousiaste par des Corinthiens nouvellement convertis, alors que leur culture et leur religiosité grecques eussent dû les laisser sceptiques à l'égard d'un message de salut aux accents très judaïques :

Moi-même, je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant, et ma parole et mon message n'avaient rien des discours persuasifs de la sagesse ; c'était une démonstration d'Esprit et de puissance, pour que votre foi reposât, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. (Cf. 1 Co 2, 3-5)

15. À supposer donc que ce qui précède ait convaincu, il reste à en tirer les conséquences et à tenter de discerner si, à la lumière de ce qui se dégage des passages des Écritures et de la Tradition judéo-chrétienne, examinés ici, les signes de notre temps corroborent la vision des choses exprimée par le présent écrit, et s'il est conforme à la volonté de Dieu d'y sensibiliser l'ensemble du peuple chrétien. À ce propos, quels qu'en soient les difficultés, voire les dangers, on ne pourra faire l'économie d'une relecture de l'ensemble des annonces prophétiques de l'Écriture, et spécialement de celles qui ont trait aux relations futures d'Israël et des nations, telles que les décrivent, par avance, les prophètes, dans des oracles dont la majeure partie reste encore obscure. Et si d'aucuns contestent le bien fondé d'une telle démarche, on leur opposera la citation déjà évoquée plus haut :

Sur ce salut ont porté les investigations et les recherches des prophètes,
qui ont prophétisé sur la grâce à vous destinée.
Ils ont cherché à découvrir quel temps et quelles circonstances
avait en vue l'Esprit du Christ, qui était en eux,
quand il attestait à l'avance les souffrances du Christ
et les gloires qui les suivraient. (Cf. 1 P 1, 9-10)

Notes

(1) Homélie VIII, 5-7. On cite, en la corrigeant, la traduction française de A. Siouville, Les Homélies Clémentines, Paris 1933, pp. 209-210. Il n'y a pas lieu de donner ici une bibliographie du sujet. On peut consulter l'ouvrage classique de G. STRECKER, Die Juden-Christentum bei den Pseudo-Klementinen, Berlin, 1958. La date la plus ancienne assignée à cet écrit par la recherche est 200 de notre ère. Mais certains chercheurs proposent une date beaucoup plus tardive. On trouvera un bref état de la question dans S.G. WILSON, Related Strangers. Jews and Christians 70-170 C.E. , Minneapolis, Fortress Press 1995, pp. 150-152 et notes afférentes, p. 353; cf. aussi : STANLEY-JONES, “The Pseudo-Clementines : a History of Research”, Second Century, 2 (1982) 1-33, 63-96.).
(2) Dial., 47. On cite, en la retouchant quelque peu, la version française publiée dans JUSTIN MARTYR, Oeuvres complètes, coll. «Bibliothèque», Paris, éd. Migne, 1994, p. 169.
(3) Ibid., p. 170. La seule attitude que condamne Justin - et c'est bien normal, de son point de vue - est celle-ci : « Quant à ceux qui, après avoir confessé et reconnu que ce Jésus est le Christ, se mettent, pour une cause quelconque, à vivre selon la loi et en viennent à nier qu'il est le Christ, s'ils ne se repentent pas avant de mourir, je déclare qu'ils ne seront pas sauvés du tout ».
(4) Adv. Haer., III, 12, 15. Texte cité d'après IRENEE DE LYON, Contre les Hérésies. Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur, Cerf, Paris, 1984, pp. 334-335.
(5) Malgré la date relativement tardive de cette œuvre, il faut savoir qu'il s'agit d'une anthologie de commentaires des Pères grecs, qui a recueilli des traditions antiochiennes, dont beaucoup remontent à Théodore de Mopsueste et aux Cappadociens (IVe s.). Le texte syriaque figure dans : Commentaries of Ishodad of Merw on the New Testament, in Horae Semiticae, vol. XI, p. 29, lignes 10-15.
(6) Rappelons que nous sommes deux siècles plus tard, alors que la rupture est depuis longtemps consommée entre le judaïsme et ce qui est devenu la religion chrétienne. Or, dans ce texte surprenant, ces deux rabbins semblent reconnaître que les chrétiens les ont supplantés, même si ce n'est que pour un temps.
7) Acronyme du plus célèbre des commentateurs médiévaux de la Bible et du Talmud : Rabbi Shlomo Itshaqi, né à Troyes (1040-1105). Ses gloses sont simples et brèves, et ont pour but principal d'éclairer le sens littéral du texte. Aucun juif cultivé n'étudie la Torah ou le Talmud sans consulter Rachi.
(8) Ce texte reflète une polémique entre juifs et chrétiens (ou judéo-chrétiens) sur le motif du Verus Israel (le véritable Israël). Il en existe plusieurs parallèles dans la littérature aggadique. Il n'est pas question d'entrer ici dans cette problématique.

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21-10-2005 | Commentaires (1) | Public
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